370 - Morceaux choisis et
anecdotes
1808. Aimawàs Ibn Sam'àn (das)
rapporte: «Un matin le Messager de Dieu (bsdl)
parla du Charlatan (le faux Messie). Tantôt il minimisa son importance
et tantôt il l'amplifia au point que nous crûmes qu'il était déjà dans nos
palmeraies. Quand nous allâmes ensuite trouver le Messager de Dieu (bsdl), il comprit ce qui se passait
dans nos têtes. Il nous dit: «Quelle raison importante vous fait venir à moi?»
Nous dîmes: «O Messager de Dieu! Tu as parlé ce matin du Charlatan. Tu as
tantôt minimisé son importance et tu l'as tantôt amplifiée, si bien que nous
crûmes qu'il était déjà dans nos palmeraies». Il dit: «Je crains plus pour vous
autre chose que le Charlatan. S'il sort alors que je suis encore parmi vous, je
me charge de le confondre à votre place; et s'il sort alors que je ne suis plus
parmi vous, chaque homme a de quoi le confondre lui-même et Dieu défendra à ma
place tout Musulman. Ce, charlatan sera un jeune homme aux cheveux très lisses
et à l’œil éteint. Il me semble le comparer à 'Abdel 'Ouzza îbn Qatan. Que celui qui vit jusqu'à son
apparition lise sur lui les premiers versets du chapitre de «la caverne». Il
sortira d'une route entre la Syrie et l'Iraq. Il aura déjà largement semé la
corruption à droite et à gauche « O esclaves de Dieu! Cramponnez-vous à votre
foi!» Nous dîmes: «O Messager de Dieu! Combien de temps va-t-il rester sur
terre?» Il dit: «Quarante jours un jour égal à un an, un jour égal à un mois, un
jour égal à une semaine et le reste des jours égaux aux vôtres (=un an, deux
mois et deux semaines)». Nous dîmes: «O Messager de Dieu! Durant ce jour égal à
un an est-ce qu'il nous suffira de faire la prière d'un seul jour?». Il dit:
«Non, mais priez en mesure de sa vraie longueur». Nous dîmes: «O Messager de
Dieu! Quelle sera la vitesse de son évolution sur terre?» Il dit: «II sera
comme le nuage porteur de pluie poussé par derrière par le vent. Il viendra à
un peuple et les invitera à croire à lui. Ils répondront à son appel. Il
donnera alors un ordre au ciel et le ciel déversera sa pluie. La terre se
couvrira de verdure. Leurs troupeaux rentreront le soir avec des bosses plus hautes
que jamais, des mamelles plus gonflées que jamais et des flancs plus tendus que
jamais. Puis il va vers un autre peuple et les invite à croire à lui. Ils lui
rejettent ses mensonges au visage et il les quitte. Aussitôt après ils
connaissent une grande disette et perdent tous leurs biens (leurs troupeaux).
Il passe par la cité en ruine et lui dit: «Mets au jour tes trésors» et voilà
que ses trésors le suivent comme des essaims de faux bourdons. Puis il appelle
un homme plein de jeunesse. Il le frappe avec précision de son sabre et le
taille en deux. Puis il l'appelle de nouveau et il vient à lui souriant et le visage
resplendissant de beauté. Entre-temps Dieu exalté enverra le Messie, fils de Marie,
(bsdl). Il descendra près du
minaret blanc à l'Est de Damas (notez bien qu'au moment de ces prophéties la
Syrie était byzantine et loin d'avoir des minarets). Il portera alors deux
vêtements colorés et aura les deux mains posées sur les ailes de deux Anges.
Quand il baisse la tête, il en tombe des gouttes d'eau et, quand il la relève,
elle laisse couler comme des perles. Aucun Mécréant ne pourra sentir l'odeur du
parfum de son haleine sans tomber raide mort. Or le parfum de son haleine va
aussi loin que son regard. Ainsi elle court après le Mécréant qu’elle rattrape
à la porte de Lod où elle le tue. Puis Jésus (bsdl)
viendra à un peuple que Dieu a préservé du Charlatan. Jésus leur passera
la main sur le visage et leur indiquera les hauts degrés qu'ils occuperont au
Paradis. Sur ces entrefaites Dieu inspire à Jésus (bsdl): «Je viens de faire sortir des êtres que nul ne
pourra combattre (les peuples de Gog et Magog). Mets Mes esclaves à l'abri de
leur mal sur le mont Tor». C'est alors que Dieu suscite les peuples de Gog et
Magog (les Tartars et les Mongols) qui déferleront de toute hauteur. Leurs
avant-gardes passeront par le lac de Tibériade et boiront toute son eau. Quand
leurs arrière-gardes passeront par là, elles diront «il y a eu jadis là de l'eau».
Le Prophète de Dieu Jésus (bsdl) sera
assiégé avec ses compagnons. A ce moment un seul bœuf vaudra pour l'un d'eux
mieux que cent dinars de votre époque-ci. Le Prophète Jésus (bsdl) et ses compagnons (das) prieront Dieu exalté qui suscitera
contre leurs ennemis ces vers qui infestent parfois le nez des troupeaux (sans
doute le «rhinœstrus purpureus» nommé communément «œstre»). Ces vers
s'accrocheront à leurs cous et les dévoreront en un laps de temps. Ils
tomberont tous à la fois comme un seul homme. A ce moment le Prophète de Dieu
Jésus (bsdl) et ses compagnons (das) redescendront dans la plaine. Ils
n'y trouveront pas la place de la paume de la main qui ne soit pleine de leur
charogne infecte. Le Prophète de Dieu Jésus (bsdl)
et ses compagnons (das) adresseront
alors leurs prières à Dieu exalté qui enverra des oiseaux gigantesques, ayant
des cous pareils à ceux des grands chameaux du Khorassan. Ces oiseaux
emporteront ces immondices là où Dieu voudra. Puis Dieu honoré et glorifié
lâchera une pluie qui n'épargnera ni cité ni campagne. Elle lavera ainsi la
terre pour la laisser nette comme un miroir. Puis on dit à la terre: «Fais
pousser tes fruits, fais revenir ta bénédiction». Ce jour-là une seule grenade
suffira pour rassasier un groupe d'hommes qui trouveront assez d'ombre sous sa
coque. Les mamelles seront tellement bénies que la traite d'une seule chamelle
suffira à un peuple; la traite d'une vache suffira à une tribu et la traite
d'une brebis suffira à une grande famille. C'est alors que Dieu lâchera un vent
bénéfique qui les saisira de-dessous leurs aisselles et retirera l'âme de tout Croyant
et de tout Musulman. Il ne restera en vie que les méchants de la terre qui s'y
accoupleront sans pudeur à la façon des ânes. C'est sur eux que se lèvera l'Heure».
(Rapporté par Moslem)
1809. Rib'i Ibn Hiràsh rapporte: «Je me rendis une fois avec Abou
Mas'ùd Al Ansàri (das) auprès de
Houdheyfa Ibn Al Yamân (das). Abou
Mas'ùd lui dit: «Parle-nous de ce que tu as entendu dire le Messager de Dieu (bsdl) à propos du Charlatan». Il dit:
«Le Charlatan sortira en ayant avec lui de l'eau et du feu. Ce que les gens
croiront être de l'eau ne sera en réalité qu'un feu brûlant et ce qu'ils croiront
être du feu sera doux et de bonne odeur». Ibn Mas'ùd dit alors: «Et moi j'ai
bien entendu la même chose de mes propres oreilles». (ura)
1810. Selon 'Abdullâh Ibn 'Amr Ibn Al 'As (das), le Messager de Dieu (bsdl)
a dit: «Le Charlatan sortira parmi ma communauté et y restera quarante
(je ne sais si ce sont quarante jours, ou quarante mois, ou quarante ans). Dieu
exalté enverra alors Jésus, fils de Marie, (bsdl)
qui le cherchera et le fera périr (il lui donnera un coup si fort qu'il
fondra comme fond le sel dans l'eau). Puis les gens resteront sept ans durant
lesquels il n'y aura pas deux seuls ennemis. Puis dieu lâchera un vent frais
venant de Syrie. Il ne restera pas sur terre un seul homme ayant dans son cœur
le poids d'une fourmi de bien (ou de foi) sans qu'il ne lui retire son âme.
Quand même l'un de vous entrerait dans le sein d'une montagne, il l'y suivrait
pour lui retirer son âme. Il restera alors les méchants de la terre qui auront
la rapidité des oiseaux et les instincts des fauves. Ils ne reconnaîtront aucun
bien et ne renieront aucun mal. Le Diable prendra pour eux une apparence
humaine et leur dira: «Allez-vous enfin m'obéir?» Ils diront: «Et que nous
ordonnes-tu de faire?» Il leur ordonnera alors d'adorer les idoles. A ce moment
leurs biens deviendront abondants et leur vie agréable. C'est alors qu'on
soufflera dans le Clairon (de l'Apocalypse). Nul ne l'entend sans chanceler à
droite et à gauche. Le premier à l'entendre sera un homme occupé à colmater les
parois du bassin où s'abreuvent ses chameaux. Il tombera foudroyé et les gens
tomberont foudroyés autour de lui. Puis Dieu lâchera un pluie pareille à de la
rosée. Elle fera repousser les corps des humains («Puis on y soufflera une
deuxième fois et les voilà debout les yeux grand ouverts»). Puis II dit: «O
Humains! Venez à votre Seigneur!» («Arrêtez-les, ils doivent rendre des
comptes») Puis II dit: «Faites sortir ceux qu'on a ressuscites pour le Feu». On
dira: «Dans quelle proportion?» Il dira: «De chaque millier neuf cent quatre
vingt dix neuf». Ce sera vraiment un jour à faire blanchir les cheveux des
nouveaux-nés et ce sera un jour où les choses effarantes seront dévoilées».
(Rapporté par Moslem)
Commentaire
On remarque d'abord la
longueur exceptionnelle de ces Hadiths et l'étrangeté de leur langue. Le style
en est dru et haletant et l'on y trouve des mots jamais employés jusqu'à ce
jour ni dans le Coran, ni dans les Hadiths. On sent que le Prophète (bsdl) est dans une vraie transe devant
ce tableau bouleversant des signes annonciateurs de l'Heure. On sent qu'il voit
de ses yeux ce que nous ne voyons pas et ce que ne voyaient pas ses
contemporains. Ce Charlatan est décrit comme un homme aux cheveux très lisses.
C'est, aux yeux des Arabes, la caractéristique des Nordiques car les Arabes ont
plutôt les cheveux frisés. D'autre part on dit que les méchants auront la
vitesse des oiseaux et les instincts des fauves. Comment ne pas penser à ces
avions supersoniques, à ces navettes spatiales et autres T.G.V.? Quant aux
instincts des fauves, il suffit de jeter un regard sur la répartition de la
fortune dans le monde, sur les groupes de force et les trusts multinationaux pour
constater l'authenticité de cette prophétie. Quand le quart de l'humanité
réduit à la misère les trois autres quarts par la spéculation, la provocation
des guerres meurtrières si profitables aux marchands de canons, la spoliation
des ressources naturelles etc..., on ne peut que constater que les hommes se
sont transformés en bêtes féroces et impitoyables qui ne reconnaissent aucun
bien et ne renient aucun mal. II
est dit aussi que les gens s'accoupleront dans la rue, sans pudeur à la manière
des ânes. Cela se vérifie de plus en plus et cela est même devenu un signe
d'émancipation totale et de civilisation extrême. Quant à la religion qui
enseigne la pudeur et la pureté des mœurs, on la combat de plus en plus ouvertement
en la taxant de rétrogradation et d'obscurantisme. Les camps de torture et les
prisons (surtout en pays soi-disant musulmans) regorgent de jeunes et de moins
jeunes qu'on soumet aux humiliations les plus abjectes et aux traitements les
plus barbares pour la seule raison qu'ils veulent vivre en vrais croyants et
non comme ces hypocrites que sont malheureusement devenus la plupart des
«Musulmans». Le Prophète Mohammad (bsdl) a
bien prévu cette fin des temps où «s'accrocher à sa religion équivaudrait à
saisir de ses mains des braises ardentes» et il nous crie pathétiquement: «O
gens! Cramponnez-vous à votre foi!». Comme autre détail frappant qui annonce
l'approche de l'Heure est cette surabondance des biens de consommation qui
donne aux pays riches une illusion de bonheur alors qu'il n'en est rien. C'est
enfin cette idolâtrie aux formes diverses qui dominera le monde. On ne croit
plus en Dieu, mais on adore à sa place la matière, l'argent, le sexe, la force brutale
etc....
1811. Selon Anas (das), le
Messager de Dieu (bsdl) a dit: «II
ne restera pas un seul pays où ne descendra pas le Charlatan à l'exception de
la Mecque et Médine. Il n'y aura pas une seule brèche dans leurs fortifications
où les Anges ne se tiendront pas en rangs serrés pour y monter la garde. Le
Charlatan descendra dans «le marécage» et Médine sera soulevée par trois
secousses. Dieu en fera alors sortir tout mécréant et tout hypocrite». (ura)
1812. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Le Charlatan sera suivi
par soixante dix mille Juifs d'Ispahan portant l'écharpe des Persans». (Rapporté
par Moslem)
1813. Oummou Shariq (das)
rapporte qu'elle a entendu le Prophète (bsdl)
dire: «L'horreur du Charlatan fera fuir les gens dans les montagnes».
(Rapporté par Moslem)
1814. 'Imràn Ibn Housayn (das)
rapporte qu'il a entendu le Messager de Dieu (bsdl) dire «Depuis la création d'Adam jusqu'au jour où se
lèvera l'Heure, il n'y aura pas d'événement plus préocuppant que la sortie du
Charlatan». (Rapporté par Moslem)
1815. Selon Abou Sa'id Al Khoudri (das), le Prophète (bsdl)
a dit: «Le Charlatan sortira et
c'est alors qu'un homme parmi les Croyants se dirigera vers lui. Les gardes du
Charlatan viennent alors à sa rencontre et lui disent: «Où vas-tu?» Il dit: «Je
vais vers celui-là qui vient de sortir». Ils lui disent: «Tu ne crois donc pas
à notre Seigneur?» Il dit: «Notre Seigneur à nous n'est nullement inconnu». Ils
disent: «Tuez-le». Mais ils se disent entr'eux: «Est-ce que votre Seigneur ne
vous a pas interdit de tuer quelqu'un à sa place?» Ils l'emmènent donc au Charlatan.
Dès que le Croyant le voit il dit: «O gens! C'est lui le Charlatan dont nous a
parlé le Messager de Dieu (bsdl)». Le
Charlatan ordonne qu'on le blesse au visage en disant: «Prenez-le et
blessez-lui le visage». On fait de plus pleuvoir les coups sur son dos et sur
son ventre. Le Charlatan lui dit: «Ne crois-tu donc pas à moi?» Il dit: «Tu es
le Messie menteur». On donne alors l'ordre de le couper avec une scie. On le
sectionne à partir de la raie de ses cheveux jusqu'à séparer ses deux jambes.
Puis le Charlatan marche entre les deux moitiés et crie: «Debout!» et aussitôt
le Croyant se dresse debout sain et sauf. Puis il lui dit: «Crois-tu maintenant
à moi?» Il dit: «Cela n'a fait que confirmer à mes yeux ton image». Puis le Croyant
dit: «O gens! Il ne torturera plus personne après moi». Le Charlatan le saisit
alors pour l'égorger. Mais Dieu placera une plaque de cuivre lui couvrant le cou
jusqu'aux clavicules. Ainsi il ne peut l'égorger. Il le saisit par les mains et
les pieds et le jette au loin. Les gens pensent qu'il l'a jeté en Enfer alors
qu'il ne l'a jeté qu'au Paradis». Le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Cet homme sera le plus grand martyr auprès du
Maître des univers». (Rapporté par Moslem)
1816. Al Moughyra Ibn Sho'ba (das) rapporte: «Personne n'a interrogé plus que moi le
Messager de Dieu (bsdl) sur le
Charlatan. Il m'a dit: «II ne pourra jamais te faire de mal». Je dis: «On dit
qu'il aura avec lui une montagne de pain et une rivière d'eau». Il dit: «II est
trop faible pour que Dieu lui permette de tromper les Croyants avec ses
semblants de miracles». (ura)
1817. Selon Anas (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «II n'est pas un seul Prophète qui n'ait pas prévenu sa communauté contre
le borgne menteur. Notez bien qu'il est borgne alors que votre Seigneur
glorifié et honoré ne l'est pas. Il portera écrit entre ses deux yeux
«Ka-fa-ra» (il a mécru) (ura)
1818. Selon Abou Hourayra (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «Voulez-vous que je vous parle du Charlatan comme aucun prophète n'en a
jamais parlé à ses adeptes? Il est borgne. Il apportera avec lui une image du
Paradis et une image de l'Enfer. Celle qu'il prétendra être le Paradis sera en
réalité l'Enfer». (ura)
1819. Selon Ibn 'Omar (das),
le Messager de Dieu (bsdl) parla
du Charlatanen présence de gens. Il dit: «Dieu n'est pas borgne et notez bien
que le Charlatan sera borgne de son œil droit. Son œil sera semblable à un
grain de raisin fané (ou proéminent)». (ura)
1820. Selon Abou Hourayra (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: L'heure ne se lèvera pas avant que les Musulmans ne combattent les Juifs,
au point que le Juif se cachera derrière les rochers et les arbres. Les rochers
et les arbres diront alors: «O Musulman! Voici derrière moi un Juif, viens le
tuer», sauf un arbre épineux de Jérusalem nommé «gharqad». C'est en effet un
arbre appartenant aux Juifs». (ura)
Commentaire
La création par la
force et l'injustice de cet Etat d'Israël aux dépens de plusieurs pays arabes a
été le point de départ d'une guerre sans fin entre les Musulmans et les Juifs
car la ville de Jérusalem est la troisième ville sainte de l'Islam. Ce coup
d'aiguillon douloureux et humiliant porté au monde musulman ne va faire que
réveiller de plus en plus une foi qui était plutôt somnolente. Ce réveil sera
de plus en plus violent malgré tout ce qu'on fait de l'intérieur et de
l'extérieur pour endiguer cette vague irrésistible. Il viendra donc un jour où
tous les Musulmans se mobiliseront comme un seul homme pour combattre les Juifs
et libérer leur troisième ville sainte à partir de laquelle le Prophète
Mohammad commença son ascension vers le ciel. Cette prophétie est d'ailleurs
l'une des preuves de l'authenticité de la mission divine de Mohammad (bsdl)
1821. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Par Celui qui tient mon
âme dans Sa Main, ce monde ne s'en ira pas à jamais avant que l'homme n'aille
vers une tombe pour se vautrer dessus en disant: «Hélas! Comme je vou- drais
bien être à la place de l'occupant de cette tombe». Il ne dira pas cela par désespoir
à cause de la religion en péril, mais à cause des épreuves qui se succéderont
sur lui». (ura)
1822. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «L'Heure ne se lèvera pas
avant que l'Euphrate ne laisse apparaître une montagne d'or (peut-être la richesse
pétrolière actuelle de l'Iraq). Les gens s'entretueront pour elle. De chaque
centaine il en sera tué quatre vingt dix neuf. Chacun d'eux dira: «Qui sait si
je ne suis pas le centième qui sera épargné?».
Dans une autre
version: «Le temps est presque venu où l'Euphrate laissera paraître un trésor
plein d'or. Que celui qui vivra en ces temps-là n'en prenne rien pour lui». (ura)
1823. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Les habitants de Médine
la laisseront (avant de mourir) dans son meilleur état. Elle n'aura pas alors pour
habitants que les bêtes sauvages et les oiseaux venus s'y réfugier. Les derniers
qui seront amenés au grand rassemblement du jugement universel seront deux
bergers de la tribu de Mouzeyna se dirigeant vers Médine. Ils crient après leurs
troupeaux mais les trouvent transformés en bêtes sauvages. Une fois arrivés aux
faubourgs de Médine nommés «Thaniyat Al Wadâ'», ils tombe sur leur face». (ura)
1824. Selon Abou Sa'id Al Khoudri (das), le Prophète (bsdl)
a dit: «A la fin des temps il y aura l'un de vos chefs d'Etat (ou
califes)», (alors que normalement la nation islamique ne peut en avoir qu'un
seul), qui distribuera l'or avec largesse et sans compter».
Commentaire
II s'agira donc de la fin des temps où cette nation
sera, comme elle l'est aujourd'hui, divisée en royautés et républiques
disparates et souvent ennemies. Ce chef d'Etat aura donc de l'or en abondance
et le distribuera à droite et à gauche sans compter. Les comptes en banque
personnels de certains princes actuels bien à l'abri à l'étranger chez d'«honorables» receleurs,
prouvent par leur chiffre astronomique la vérité de cette prophétie. Quant à la
dilapidation de cet argent dans les châteaux en Espagne ou ailleurs, dans les
yachts dorés et les voitures au luxe arrogant, dans les salles de jeu et autres
folies mondaines, cela ne fait que défrayer en abondance les mass-media qui
l'exploitent d'ailleurs avec combien de bienveillance pour le monde musulman.
1825. Selon Abou Musa Al Ash'ari (das), le Prophète (bsdl)
a dit: «Certes les gens connaîtront des temps où l'homme fera le tour du
pays avec son aumône en or sans trouver un seul pauvre pour la prendre de lui.
On verra un seul homme suivi de quarante femmes cherchant sa protection et ce à
cause de la rareté des hommes (décimés par les guerres) et du surnombre des
femmes». (Rapporté par Moslem)
1826. Selon Abou Hourayra (das),
le Prophète (bsdl) a dit:
«Un homme (des fils d'Israël) acheta à un autre un terrain. Celui qui acheta le
terrain y trouva une jarre pleine d'or. Il alla dire au vendeur: «Prends ton or
car je ne t'ai acheté que ton terrain et je n'ai pas acheté l'or». Le vendeur
lui dit: «Je t'ai vendu le terrain avec tout ce qu'il contenait». Ils allèrent
trouver quelqu'un pour les départager. Il leur dit: «Avez-vous des enfants?»
L'un dit: «J'ai un fils» et l'autre dit: «J'ai une fille». Il leur dit:
«Mariez-les l'un à l'autre et que cet or serve à leurs frais» et c'est ce
qu'ils firent». (ura)
1827. Abou
Hourayra (das) rapporte qu'il a
entendu le Messager de Dieu (bsdl) dire:
«Deux femmes étaient accompagnées chacune de son enfant. Le loup vint emporter
l'enfant de l'une d'elles. La mère de cet enfant dit à sa compagne: «C'est ton
enfant que le loup a emporté». L'autre lui dit: «Non, c'est le tien». Elles allèrent
demander justice à David (bsdl) qui
attribua le rescapé à la plus âgée d'entre elles. Elles allèrent ensuite
trouver Salomon, fils de David, (bsdl) et
lui exposèrent leur litige. Il dit: «Donnez-moi un couteau pour que je partage
l'enfant entre vous deux». Aussitôt la plus jeune dit: «N'en fais rien, que
Dieu te donne Sa miséricorde! Cet enfant est le sien». Salomon donna alors
l'enfant à la plus jeune. (URA)
1828. Selon
Mirdàs Al Asiami (das), le
Prophète (bsdl) a dit: «Les gens vertueux
partiront à jamais l'un après l'autre et il ne restera plus que des déchets comme
le son de l'orge (ou les noyaux des dattes) à qui Dieu ne donnera aucun poids».
(Rapporté par Al Boukhâri)
1829. Rifà'a Ibn Rafi' Azzouraqi (das) rapporte: «L'Ange Gabriel vint dire \(au Prophète (bsdl): «Comment jugez-vous parmi vous
les combattants de Badr?» II dit: «Parmi les meilleurs Musulmans». Gabriel dit:
«C'est ainsi que nous jugeons aussi les Anges qui ont pris part à la bataille
de Badr». (Rapporté par Al Boukhâri)
1830. Selon Ibn "Omar (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «Quand Dieu fait descendre des tourments sur un peuple, ces tourments
atteignent tous ses membres puis ils sont ressuscites chacun selon son œuvre». (ura)
1831. Jàber (das) rapporte:
«II y avait (dans la mosquée) un tronc de palmier auquel s'appuyait le Prophète
(bsdl) pour faire son sermon.
Quand on dota la mosquée d'un chaire (an IX de l'Hégire) nous entendîmes sortir
du palmier comme la plainte de la chamelle à son dixième mois de grossesse,
jusqu'à ce que le Prophète (bsdl) descendît
de la chaire et plaçât sa main sur le tronc qui cessa aussitôt de gémir».
Une autre version:
«Quand ce fut le vendredi, le Prophète (bsdl)
s'assit sur la chaire. Le palmier auprès duquel il faisait ses sermons
cria si fort qu'il a failli se fendre».
Dans une autre
version: «II cria à la manière d'un enfant. Le Prophète (bsdl) descendit de la chaire, serra contre lui le tronc du
palmier qui se mit à gémir comme l'enfant épleuré qu'on console et se tut
finalement». Il a pleuré à cause de ce qu'il entendait comme évocations de
Dieu». (Rapporté par Al Boukhâri)
1832. Selon Jourthûm Ibn Nachir (das), le Messager de Dieu (bsdl)
a dit: «Dieu le Très-Haut vous a prescrit des obligations, ne les
négligez pas. Il vous a tracé des limites, ne les transgressez pas. Il vous a
interdit certaines choses, ne les enfreignez pas. Il S'est tu enfin sur
certaines choses par miséricorde pour vous et non par oubli. Ne questionnez pas
à leur sujet». (Rapporté par Addârraqoutni)
1833. "Abdullàh Ibn Abi Awfa (das) rapporte: «J'ai pris part à sept campagnes militaires
du Messager de Dieu (bsdl). Nous y
étions réduits avec lui à manger des sauterelles». (ura)
1834. Selon Abou Hourayra (dAs),
le Prophète (bsdl) a dit:
«Le Croyant n'est jamais piqué deux fois à partir du même trou». (C'est-à-dire
qu'on ne le trompe pas deux fois) (ura)
1835. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Trois individus Dieu ne
leur parlera pas le jour de la résurrection, ne les regardera pas et ne les bénira
pas. Ils auront en plus un supplice douloureux:
1. Quelqu'un dans le
désert ayant de l'eau au delà de ses besoins et en refusant à un étranger de
passage.
2. Un homme qui demanda à quelqu'un, après la prière de
l'après-midi (‘Asr), le prix d'une marchandise. L'autre lui jura par Dieu qu'il
l'avait achetée lui-même à tel prix. L'homme le crut alors qu'il lui avait
menti.
3. Un homme qui fit acte d'allégeance à un chef d'Etat
uniquement pour les biens de ce monde. Quand il lui en donne, il reste fidèle à
son engagement et, quand il ne lui en donne pas, il rompt son allégeance». (ura)
1836. Selon lui encore, le Prophète (bsdl)
a dit: «Entre les deux souffles du clairon (de l'Apocalypse) il y aura
une période de quarante...» Ils dirent: «O Abou Hourayra! Est-ce quarante
jours?» Il dit: «Je refuse de me prononcer». Ils dirent: «Est-ce quarante
mois?» Il dit: «Je refuse de me prononcer». Ils dirent: «Est-ce quarante ans?»
Il dit: «Je refuse de me prononcer». «Tout le corps de l'homme sera mangé par
la terre sauf la tête de son coccyx. C'est à partir de cet os que se crée
l'homme. Puis Dieu fera descendre du ciel une eau et les hommes repousseront de
nouveau comme pousse la verdure». (ura)
1837. Abou Hourayra (das) rapporte
encore: «Cependant que le Prophète (bsdl)
parlait aux gens dans une réunion, voilà qu'arriva un Bédouin. Il dit:
«A quand l'Heure?» Le Messager de Dieu (bsdl)
poursuivit son discours. Certains des assistants dirent: «II a entendu
la question du Bédouin et ne l'a pas aimée». D'autres dirent: «II ne l'a plutôt
pas entendue». Une fois qu'il eut fini de parler, il dit: «Où est celui qui interroge
sur l'Heure?» Le Bédouin dit: «C'est moi, ô Messager de Dieu!» Il dit: «Quand
le dépôt n'est plus respecté, attends-toi à la venue de l'Heure». Il dit: «Comment
le dépôt n'est-il pas respecté?» Il dit: «Quand on place l'autorité entre les
mains de ceux qui n'en sont pas dignes, attends-toi à la venue de l'Heure».
(Rapporté par Al Boukhàri)
Commentaire
L'autorité est un dépôt qu'on remet à quelqu'un pour
qu'il le rende à son tour à ses ayants droit .Son rôle est de faire régner la
justice et de donner à chacun son dû. Cela est valable quand la nation applique
strictement les prescriptions de Dieu et de Son Messager (bsdl) et quand l'Imam (chef de l'Etat)
est un croyant sincère. Mais quand les chefs dévient de la législation et de la
morale imposées par Dieu, ils doivent alors compter avec le mécontentement des
personnes lésées et avec le désordre né de l'immoralité. Ils essayent en vain
de résoudre la quadrature du cercle et recourent alors aux stratagèmes du
Diable où Machiavel a particulièrement excellé .Au lieu de donner l'autorité à
des gens honnêtes et ayant une forte personnalité, ils choisissent plutôt des
gens à la conscience des plus sales et qui sont ainsi d'autant plus
vulnérables. Ils font régner un équilibre du mal combattu par le mal et
n'hésitent pas finalement à sacrifier au peuple le bourreau qui l'a torturé sur
leurs ordres pour sauver ce qui reste de leur propre popularité. C'est alors le
chaos qui prélude à l'Enfer de ce monde avant celui de l'autre. L'échelle des
valeurs est ainsi inversée. Les bandits et les criminels sont sortis des
prisons surpeuplées pour faire de la place aux gens vertueux et à l'élite
morale et intellectuelle du peuple. La sincérité devient rébellion, la
flagornerie et l'hypocrisie deviennent loyalisme. La pureté des mœurs et
l'obéissance à Dieu deviennent intégrisme et obscurantisme et la licence et la
luxure deviennent tolérance et progressisme. 0 Charlatan! Comme je te vois
venir!
1838. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit à propos des Imams : «Ils
président à votre prière. S'ils le font
correctement, c'est tant mieux pour vous et pour eux; et s'ils se trompent,
c'est tant mieux pour vous et tant pis pour eux». (Rapporté par Al Boukhàri)
1839. Abou Hourayra (das)
donne cette exégèse du verset suivant: «Vous êtes la meilleure nation
suscitée aux humains». (3/110). «Les gens qui sont les plus utiles aux autres
sont ceux qui les ramènent prisonniers et enchaînés dans les fers jusqu'à ce
qu'il entrent en Islam». (ura)
1840. Selon lui encore, le Prophète (bsdl) a dit: «Dieu honoré et glorifié s'est étonné de voir
un peuple qu'on traîne au Paradis avec des chaînes». (Rapporté par Al Boukhàri)
1841. Selon lui toujours, le Prophète (bsdl) a dit: «Ce que Dieu aime le mieux
dans un pays ce sont ses mosquées et ce qu'il y déteste le plus ce sont ses marchés».
(Rapporté par Moslem)
1842. Parmi les paroles du Prophète (bsdl) que rapporte Salmân Al Farisi (das) est ceci: «Ne sois surtout pas, si tu le peux, le
premier à être au marché, ni le dernier à en sortir. C'est là en effet que le
Diable vous livre sa bataille et c'est là qu'il a planté sa bannière».
(Rapporté par Moslem)
Dans une version d'Aï
Barqàni: «Le Messager de Dieu (bsdl) a
dit; «Ne sois pas le premier à entrer au marché ni le dernier à en sortir. Car
c'est dans le marché que le Diable a déposé ses œufs et fait éclore ses
petits».
1843. Selon 'Âsem Al Ahwai, "Abdullàh Ibn Sarjès (das) rapporte: «J'ai dit une fois au
Messager de Dieu (bsdl): «O
Messager de Dieu! Que Dieu t'absolve». Il me dit: «Ainsi que toi-même». 'Asem a
dit: «Je dis à 'Abdullàh Ibn Sarjès: «Ainsi donc le Messager de Dieu (bsdl) a imploré de Dieu ton
absolution?» Il dit: «Oui et la tienne». Puis il récita ce verset: «Et implore
l'absolution de tes péchés et de ceux des Croyants et des Croyantes». (47/19)
(Rapporté par Moslem)
1844. Selon Abou Mas'ùd Al Ansàri (das), le Prophète (bsdl)
a dit: «Parmi ^les sentences des anciens prophètes est parvenue jusqu'à
nous celle-ci: «Quand tu n'as pas de pudeur, fais ce que tu veux». (Rapporté
par Al Boukhâri)
1845. Selon Ibn Mas'ùd (das),
le Prophète (bsdl) a dit:
«Le premier cas qui sera jugé entre les Humains, le jour de la résurrection,
sera celui des sangs (des crimes)». (ura)
1846. Selon 'Àisha (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «Les Anges ont été créés de lumière. Les Génies ont été créés d'une flamme
ardente et sans fumée. Et Adam a été créé comme on vous l'a décrit (d'argile et
d'un souffle divin)». (Rapporté par Moslem)
Commentaire
La lumière est un élément immatériel, donc
impondérable, car c'est une propagation d'énergie. Par contre les Génies et les
Humains sont faits de matière pondérable et Dieu leur dit: «O deux corps pesants!».
(55/31)La flamme est un gaz incandescent et, quoique très léger, le gaz a quand
même un poids. Quand à l'argile, il n'y a aucun doute sur sa matérialité. Seuls
les Anges sont des êtres immatériels n'obéissant pas aux lois de l'espace et du
temps. La lumière symbolise la pureté absolue et la vitesse la plus grande que
nul obstacle matériel ne peut arrêter. La flamme est une force dévorante qui
symbolise l'orgueil et la violence. L'argile éteint le feu auquel elle est
réfractaire. Elle symbolise la paix, l'humilité, source de toute noblesse, et
la constance.
1847. Selon elle encore: «Le caractère du Prophète (bsdl) était le Coran». (Rapporté par
Moslem)
1848. Toujours selon elle, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Celui qui aime rencontrer
Dieu, Dieu aime sa rencontre. Celui qui déteste rencontrer Dieu, Dieu déteste
sa rencontre». Je dis: «O Messager de Dieu! S'agit-il de notre aversion pour la
mort? Tous pourtant nous détestons la mort». Il dit: «II n'en est pas ainsi. Mais
quand le Croyant reçoit (des Anges de la mort) la bonne nouvelle de la miséricorde
de Dieu qui l'attend, de Sa pleine satisfaction et de Son Paradis, il aime
alors rencontrer Dieu et Dieu aime sa rencontre. Quand au Mécréant, dès qu'on
lui annonce les tourments de Dieu et Sa grande colère, il déteste rencontrer Dieu
et Dieu déteste sa rencontre». (Rapporté par Moslem)
1849. La mère des Croyants Safîya Bent Houyay (das) rapporte: «Le Prophète (bsdl) observait à la mosquée une
retraite contemplative (Ftikâf au cours de laquelle toute relation sexuelle est
interdite). Je suis allée lui rendre visite le soir. Je lui ai parlé puis je me
suis levée pour rentrer chez moi. Il se leva avec moi pour m'y raccompagner.
Deux hommes de Ansârs (das) passèrent
juste à ce moment. A la vue du Prophète (bsdl),
ils pressèrent le pas. Il leur dit: «Tranquillisez-vous, il s'agit de
Safiya Bent Houyay». Ils dirent: «A Dieu ne plaise (qu'on ait des doutes à ton
sujet) ô Messager de Dieu!». Il leur dit: «Le Diable coule dans le corps du fils
d'Adam à la manière de son sang. J'ai craint qu'il ne jette une mauvaise pensée
dans vos cœurs». (ura)
1850. Al 'Abbàs Ibn 'Abd Al Mottaleb (das) rapporte: «J'ai pris part avec le Messager
de Dieu (bsdl) à la bataille de
Houneyn. Je me suis collé au Messager de Dieu (bsdl)
ainsi que Soufyàn Ibn Al Hàreth Ibn 'Abd Mottaleb. Nous ne l'avons plus
quitté cependant que le Messager de Dieu (bsdl)
montait une mule blanche qui lui appartenait. Quand les Musulmans
rencontrèrent les idolâtres, les Musulmans battirent en retraite. Le Messager
de Dieu (bsdl) se mit à faire
courir au trot sa mule en direction des Mécréants. Je tenais les rênes de la
mule du Messager de Dieu (bsdl) pour
l'empêcher de courir trop vite, tandis que Soufyàn lui tenait son étrier. Le
Messager de Dieu (bsdl) dit: «O
'Abbàs! Appelle ceux qui m'ont fait acte d'allégeance sous l'arbre (à Al
Houdeybya)». Je criai aussi fort que je pouvais: «Où sont ceux qui ont fait
acte d'allégeance sous l'arbre?» Par Dieu, lorsqu'ils firent demi-tour en
entendant ma voix, ils ressemblaient aux vaches qui retournent à leurs petits.
Ils dirent: «Nous voici, ô Messager de Dieu!». Ils luttèrent contre les
Mécréants tout en criant aux Ansârs: «O Ansârs! 0 Ansârs!» Puis ils se
limitèrent à appeler les fils d'Aï Hàreth Ibn Al Khazraj. Le Messager de Dieu (bsdl) regarda autour de lui en se
tendant de tout son corps pour parvenir à combattre les Mécréants (il dit: «Et
ce lorsque la bataille était à son paroxysme). Le Messager de Dieu (bsdl) ramassa alors quelques cailloux
et les jeta à la face des Mécréants en disant: «Ils seront battus, par le
Seigneur de Mohammad!» Je suis allé voir de près et voilà que la bataille
gardait apparemment la même intensité. Mais, dès qu'il leur jeta les cailloux,
je les vis aussitôt lâcher pied et je vis le sort de la bataille tourner à leur
perte». (Rapporté par Moslem)
1851. Selon Abou Hourayra (das),
le Messager de Dieu (bsdl) dit:
«O gens! Dieu est bon et II n'accepte que ce qui est bon. Dieu a donné aux
Croyants les mêmes ordres que ceux qu'il a donnés au Messager. Dieu exalté a
dit en effet: «O vous qui avez cru! Mangez des choses bonnes et pures que Nous
vous avons données comme subsistance». Puis il parla de tel homme qui prolonge
son voyage, les cheveux en broussaille et tout couvert de poussière. Il tend
cependant les mains vers le ciel en disant: «Seigneur! Seigneur!» alors que son
manger est illicite, son boire illicite et qu'il n'a été nourri que de choses
illicites. Comment donc exaucerait-Il les vœux d'un tel homme?». (Rapporté par
Moslem)
1852. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Trois individus Dieu ne
leur parlera pas, le jour de la résurrection, ne les bénira pas et ne les regardera
pas. Ils auront en plus un supplice douloureux:
1. Un vieillard
lubrique.
2. Un roi menteur.
3. Et un pauvre plein
d'orgueil». (Rapporté par Moslem)
1853. Selon lui encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Le Gange, l'Oxus (l'Amou-Daria),
l'Euphrate et le Nil sont des fleuves du Paradis». (Rapporté par Moslem)
Commentaire
Quand la terre et le
ciel étaient encore soudés au début de la création, il se peut que ces quatre
fleuves aient pris naissance au Paradis .Mais on interprète ce Hadith comme
faisant allusion à leur action bénéfique sur les régions qu'ils arrosent et
qu'ils enrichissent de leurs alluvions. Ne dit-on pas que l'Egypte est un don
du Nil ? Il fait aussi allusion à l'entrée future en Islam de la plupart les
habitants de leurs vallées. Bien plus encore, c'est de l'Inde, du Turkestan, de
l'Iraq et de l'Egypte que sortiront de nombreux soufis élevés au rang de saints
(Attoustoury, Al Hallaj, Al Hasan Al Basri, Dhounnoùn Al Misri etc...) de même
que de grands commentateurs du Coran et de la Sunna (Moslem, Al Boukhàri, AI
Ghazâli, Attirmidhi, Abou Hanifa, Ashshafi'ietc...)
1854. Abou Hourayra (das)
rapporte: «Le Messager de Dieu (bsdl)
me prit une fois par la main et me dit: «Dieu a créé la matière de la
terre le samedi. Il créa les montagnes le Dimanche. Il créa les arbres le
lundi. Il créal le mal le mardi. Il créa la lumière le mercredi. Il y dissémina
tout ce qui bouge le jeudi. Il créa Adam (bsdl)
après la deuxième prière de l'après midi (Al 'Asr) du vendredi à la fin
de toute la création, à la dernière heure du jour entre l'après-midi et la
nuit». (Rapporté par Moslem)
1855. Khàled Ibn Al Walid (das)
rapporte: «Dans la bataille de Mou'ta (poste frontière de la Syrie) neuf
sabres se sont brisés dans ma main. Il ne resta dans ma main qu'une lame
yéménite». (Rapporté par Al Boukhàri)
1856. 'Amr Ibn Al 'As (das)
rapporte qu'il a entendu le Messager de Dieu (bsdl) dire: «Quand le juge fait effort d'interprétation du
texte dans son jugement, si son interprétation est juste, il a deux salaires
et, s'il s'y est trompé, il a quand même un salaire». (ura)
1857. Selon 'Âisha (das), le Prophète (bsdl) a dit: «La fièvre provient de l'ardeur de l'Enfer. Refroidissez-la
avec de l'eau». (ura)
Commentaire
Dans le Hedjaz le soleil d'été est particulièrement
brûlant et on a souvent plus de 50o à l'ombre. Aussi l'insolation y est-elle
fréquente et se traduit-elle par une très forte fièvre. Dans ce cas on jette de
l'eau fraîche sur le malade ou on le plonge carrément dans un bain glacé pour
ramener le sang à l'intérieur des organes et en particulier le cerveau.Mais
cela ne veut pas dire que l'eau froide est recommandée pour toutes sortes de
fièvres.
1858. Selon elle encore, le Prophète (bsdl) a dit: «Celui qui meurt alors
qu'il devait un jeûne, que son répondant le jeûne pour lui». (ura)
1859. 'Awf Ibn Màlek rapporte que 'Àisha (das) apprit que 'Abdullàh Ibn Azzoubeyr
(das), (le fils de sa sœur Asmà3,
fille de Abou Bakr) avait dit à propos d'une vente ou d'une donation faite par
'Aisha (das): «Par Dieu, si 'Aisha
ne cesse pas de dilapider ainsi son argent (par générosité excessive), je
mettrai certainement un séquestre sur sa fortune». (Il était alors le
gouverneur du Hedjaz). Elle dit: «Est-ce bien lui qui a proféré de telles
paroles?» Ils dirent: «Oui». Elle dit: «Je fais vœu à Dieu de ne plus jamais
adresser la parole à Ibn Azzoubeyr». Quand cette rupture dura trop longtemps
pour Ibn Azzoubeyr, il demanda qu'on intercédât pour lui auprès d'elle. Elle
dit: «Non, par Dieu. Jamais je n'accepterai d'intercession en sa faveur et
jamais je ne manquerai à mon vœu». Quand Ibn Azzoubeyr trouva cette séparation
insupportable, il en parla à Al Miswar Ibn Makhrama et à 'Abdurrahman Ibn Al
Aswad. Il leur dit: «Je vous en conjure par Dieu! Introduisez-moi chez 'Aisha (das) car il ne lui est pas permis de
faire vœu de rompre ses liens de parenté avec moi». Al Miswar et 'Abdurrahman
le prirent avec eux et demandèrent la permission d'entrer chez 'Aisha. Ils lui
crièrent de l'extérieur: «Que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur toi
ainsi que Sa miséricorde! Pouvons-nous entrer?» 'Aisha leur dit: «Entrez». Ils
dirent: «Est-ce que nous entrons tous?» Elle dit: «Oui, entrez tous». Elle ne
savait pas qu'Ibn Azzoubeyr était avec eux. Une fois qu'ils entrèrent, Ibn
Azzoubeyr franchit le rideau derrière lequel se tenait sa tante et la serra
dans ses bras. Il se mit alors à la prier de l'excuser tout en pleurant à chaudes
larmes. Al Miswar et 'Aburrahman, de leur côté, la supplièrent de lui parler et
d'accepter ses excuses. Ils lui dirent: «Le Prophète (bsdl) a interdit cette rupture des liens de parenté que tu
veux maintenir. Or il n'est permis à un Musulman de rompre ses liens avec un
Musulman plus de trois nuits successives». Devant leur insistance et leurs
rappels répétés, elle se mit à leur rappeler ce que Ibn Azzoubeyr avait fait
avec elle et à pleurer en disant: «J'ai fait un vœu et le vœu n'est pas facile
à rompre». Mais ils ne cessèrent pas de la prier jusqu'à ce qu'elle adressât
enfin la parole à Ibn Azzoubeyr. Pour se délier de son serment elle affranchit
quarante esclaves (alors qu'un seul aurait suffi). Plus tard, quand elle
parlait de ce vœu, elle pleurait jusqu'à mouiller son voile. (Rapporté par Al
Boukhàri)
1860. Selon 'Oqba Ibn 'Amer (das),
le Messager de Dieu (bsdl) sortit
rendre visite à ceux qui avaient été tués à la bataille de Ouhoud. Il invoqua
Dieu pour eux huit ans après leur mort à la façon de quelqu'un qui faisait ses
adieux aux vivants et aux morts. Puis il monta sur la chaire et dit: «(Au jour
du jugement dernier) je vous précède pour préparer mon intercession pour vos
pécheurs et mon témoignage pour vos justes. Je dois en effet être votre témoin.
Je vous donne rendez-vous devant le bassin (du Paradis) que je vois déjà de ma
position actuelle. Je ne crains pas pour vous d'associer quelqu'un d'autre à
Dieu mais je crains pour vous ce bas-monde et j'ai peur que vous vous disputiez
à son sujet». "Oqba dit: «Ce fut pour moi la dernière occasion où je
voyais le Messager de Dieu (bsdl)». (ura)
Dans une autre version: «Mais je
crains pour vous ce bas-monde et j'ai
peur que vous vous disputiez à son sujet. Vous vous entretuerez «alors
et ce sera votre perte éternelle
comme se sont perdus vos prédécesseurs».
Dans une troisième
version: «Je vous précède pour préparer mon intercession pour vos pécheurs et
mon témoignage pour les justes, car je dois être votre témoin. Par Dieu, je
vois en ce moment mon bassin. On m'a donné les clés des trésors de la terre.
Par Dieu, je ne crains pas pour vous après moi l'associationnisme, mais je crains
que vous vous disputiez pour ce bas-monde».
1861. 'Amr Ibn Al Akhtab Al Ansàri (das) rapporte: «Le Messager de Dieu (bsdl) présida à notre prière de l'aube. Il monta alors sur
la chaire et nous tint un sermon jusqu'à l'heure de la prière de midi. Il
descendit pour faire cette prière puis remonta sur la chaire et parla jusqu'à
la prière de l'après-midi. Il descendit pour faire cette prière puis remonta
pour parier de nouveau jusqu'à la disparition du soleil derrière l'horizon. Il
nous informa ainsi de tout ce qui a été et de tout ce qui va être. Ce furent
nos plus savants qui en retinrent le plus». (Rapporté par Moslem)
1862. Selon 'Âisha (das),
le Prophète (bsdl) a dit:
«Celui qui fait un vœu où il s'agit d'obéir à Dieu, qu'il le remplisse; et
celui qui fait un vœu où il s'agit de désobéir à Dieu, qu'il s'abstienne de Lui
désobéir». (Rapporté par Al Boukhâri)
1863. Selon Oummou Sharik (das)
le Messager de Dieu (bsdl) lui
ordonna y de tuer les lézards en
disant: «Ils soufflaient en effet sur le bûcher où se trouvait Abrahàm». (ura)
1864. Selon Abou Hourayra (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «Celui qui tue un lézard du premier coup a tel nombre de bonnes actions.
Celui qui le tue au deuxième coup a tel nombre de bonnes actions, inférieur au
précédent. Et s'il le .tue au troisième coup, il a tel nombre de bonnes
actions».
Dans une autre version:
«Celui qui tue un lézard du premier coup, on lui inscrit cent bonnes actions.
Si c'est au deuxième coup, il en a un nombre moindre. Et si c'est au troisième,
il en a un nombre encore plus petit».
1865 Selon Abou Hourayra (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «Un homme dit une fois: «Je ferai sûrement une aumône. Il sortit donc avec
son aumône et la mit dans la main d'un voleur. Les gens disaient entre eux, le
lendemain matin: «On a donné cette nuit une aumône à un voleur». Il dit:
«Seigneur Dieu! Sois loué. Je ferai sûrement une aumône». Il sortit avec son
aumône et la plaça dans la main d'une fornicatrice. Le lendemain matin les gens
se disaient: «On a donné cette nuit une aumône à une fornicatrice!». Il dit:
«Seigneur Dieu! Sois loué, même s'il s'agissait d'une fornicatrice. Je ferai
certainement une aumône». Il sortit donc avec une aumône et la mit dans la main
d'un riche. Les gens se disaient le lendemain matin: «On a donné cette nuit une
aumône à un riche!» Il dit: «Seigneur Dieu! Sois loué, même s'il s'agissait
d'un voleur, d'une fornicatrice et d'un riche». On vint lui dire en rêve: «Pour
ce qui est de ton aumône au voleur, il se peut que cela le fasse renoncer au
vol. Pour ce qui est de la fornicatrice, il se peut que cela la fasse renoncer
à la fornication. Pour ce qui est enfin du riche, il se peut que cela lui serve
de leçon et le pousse lui-même à dépenser de ce que Dieu lui a donné».
(Rapporté par Al Boukhâri)
1866. Abou
Hourayra (das) rapporte: «Nous
étions à une invitation avec le Messager de Dieu (bsdl). On lui servit le bras (de l'agneau) et il aimait ce
morceau. Il en coupa un peu avec ses dents et dit: «Je suis le seigneur de
toute l'humanité, le jour de la résurrection. Savez-vous quelle en est la
raison? Dieu rassemblera sur un même plateau les premiers et les derniers.
Quelqu'un leur ordonnera d'attendre et un autre leur fera entendre sa voix. Le
soleil se rapprochera d'eux. Les gens atteignent alors un degré vraiment
insupportable de tristesse et de préoccupation. Ils disent: «Ne voyez-vous pas
à quel état vous êtes réduits. Ne cherchez-vous donc pas pour vous un intercesseur
auprès de votre Seigneur?» Les gens se disent alors entre eux: «Allez voir votre
père Adam!» Ils vont à lui et lui disent: «O Adam! Tu es le père de l'humanité.
Dieu t'a créé de Sa propre Main, t'a insufflé de Son Esprit, a ordonné aux
Anges qui se sont alors prosternés devant toi et II t'a logé au Paradis. Ne
veux-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur? Ne vois-tu pas dans
quel état nous sommes et quel malheur nous a frappés?» Il leur dit:
«Aujourd'hui mon Seigneur S'est fâché plus que jamais auparavant et II ne Se
fâchera plus après ce jour autant qu'aujourd'hui. Il m'a interdit l'arbre et
j'ai désobéi. Aussi suis-je uniquement préoccupé par mon propre sort. Allez
trouver autre que moi. Allez voir Noé!» Ils vont donc trouver Noé et lui disent:
«O Noé! Tu es le premier messager de Dieu sur terre. Dieu t'a nommé «un esclave
plein de reconnaissance». Ne vois-tu pas dans quel état nous sommes et quel malheur
nous a frappés? Ne veux-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur?» Il
leur dit: «Aujourd'hui mon Seigneur S'est fâché plus que jamais auparavant et
II ne se fâchera plus, après ce jour, autant qu'aujourd'hui. J'ai été amené à
prononcer une invocation contre mon peuple («Ne laisse sur terre aucun des
Négateurs pour habiter leurs maisons!» 71/26). Aussi suis-je uniquement
préoccupé par mon propre sort. Allez trouver autre que moi. Allez voir
Abrahàm!». Ils dirent: «O Abrahàm! Tu es le Prophète de Dieu et Son ami intime
de tous les habitants de la terre. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur!»
Il leur dit: «Aujourd'hui mon Seigneur S'est fâché plus que jamais auparavant
et II ne Se fâchera plus, après ce jour, autant qu'aujourd'hui. Mais il m'est
arrivé de dire trois mensonges (il avait dit à son peuple pour excuser son absence
qu'il était malade, alors qu'il ne l'était pas. Après avoir brisé toutes leurs statues
sauf celle de leur plus grand dieu, il leur a dit: «C'est leur grand que voici qui
les a brisées». Il a dit enfin à Pharaon qui fut épris de la beauté de sa femme
Sarah qu'elle était sa sœur pour ne pas être tué par Pharaon)» «Je suis trop
préoccupé par mon propre sort. Allez trouver autre qu moi. Allez voir Moïse!»
Il vont trouver Moïse et lui disent: «O Moïse! Tu es le Messager de Dieu. Dieu
t'a donné Sa préférence sur le reste de l'humanité en t'envoyant comme Messager
et en t'adressant la parole. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur! Ne
vois-tu donc pas dans quel état nous sommes?» Il leur dit: «Aujourd'hui mon
Seigneur S'est fâché plus que jamais auparavant et II ne Se fâchera plus, après
ce jour, autant qu'aujourd'hui. J'ai tué un être humain sans en avoir reçu
l'ordre. Aussi suis-je trop préoccupé par mon propre sort. Allez trouver autre
que moi. Allez voir Jésus!». Ils vont trouver Jésus et lui disent: «O Jésus! Tu
es le Messager de Dieu, Son Verbe qu'il a jeté à Marie et un Esprit de part Son
ordre. Tu as parlé aux gens au berceau. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur!»
Jésus leur dit: «Aujourd'hui mon Seigneur S'est fâché plus que jamais auparavant
et II ne Se fâchera plus, après ce jour, autant qu'aujourd'hui (mais il ne s'attribua
aucun péché). Je suis trop préoccupé par mon propre sort. Allez trouver autre
que moi. Allez voir Mohammad (bsdl)!».
Dans une autre
version: «Ils viennent alors me trouver et me disent: «O Mohammad! Tu es le
Messager de Dieu et le sceau des Prophètes. Dieu t'a absous de tous tes péchés
passés et à venir. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur! Ne vois-tu donc
pas dans quel état nous sommes?» A ce moment je me mets en marche et je vais
sous le Trône de Dieu. Je tombe en prosternation à mon Seigneur. Puis Dieu
m'ouvrira les portes de Sa grâce à cause des louanges et des remerciements (que
je ne cessais pas de Lui prodiguer dans ce bas-monde). Il ne les aura jamais
ouvertes auparavant à quelqu'un d'autre autant qu'à moi. Puis on dit: «O
Mohammad! Relève ta tête. Demande et il te sera donné. Intercède et on acceptera
ton intercession». Je relève alors ma tête et dis: «Ma nation, ô mon Seigneur!
Ma nation, ô mon Seigneur!» On me dit: «O Mohammad! Introduis de ta nation ceux
qui ne sont pas astreints au Jugement par la porte la plus à droite (la plus
bénie) des portes du Paradis. Ils entrent aussi avec les gens par les autres portes
en plus de celle-ci». Puis il dit: «Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, il
y a entre les deux piliers de l'une des portes du Paradis la distance qu'il y a
entre la Mecque et Hajar (capitale du Bahreyn) ou entre la Mecque et Al Bosra
(en Syrie)». (ura)
1867. Ibn 'Abbàs (das)
rapporte: «Abrahàm (bsdl) vint
avec son épouse (Agar), la mère d'Ismà'il, et avec son fils Ismà'il qu'elle
nourrissait de son sein. Il les installa près de la Ka'ba, au pied d'un grand
arbre au-dessus de Zem-Zem, à la partie la plus élevée de la mosquée. Il n'y
avait alors personne à la Mecque, comme il n'y avait pas d'eau. Il la déposa
donc là et laissa près d'elle un sac de dattes et une outre pleine d'eau. Puis
il reprit le chemin du retour. La mère d'Ismà'il le suivit et lui dit: «O
Abrahàm! Où vas-tu ainsi en nous laissant dans cette vallée où il n'y a pas âme
qui vive ni rien d'autre?» Elle le lui répéta plusieurs fois sans qu'il ne se
tournât vers elle. Elle lui dit finalement: «Est-ce Dieu qui t'ordonne d'agir
ainsi?» Il dit: «Oui». Elle dit: «Dans ce cas Dieu ne nous abandonnera pas à
nous-mêmes» et elle retourna à sa place. Abrahàm (bsdl) se mit donc en marche. Une fois arrivé au sentier de
montagne dit «Al Hajùn» d'où on ne pouvait pas le voir, il tourna son visage
vers la Ka'ba et adressa à Dieu cette prière en levant les mains au ciel:
«Notre Seigneur! J'ai installé une partie de ma progéniture dans une vallée
sans verdure auprès de Ta Maison sacrée, Notre Seigneur!, afin qu'ils pratiquent
correctement la prière. Fais donc que des cœurs d'entre les Humains penchent
vers eux et donne-leur leur lot de fruits, peut-être remercieront-ils» (14/37).
La mère d'Ismà'il se mit à allaiter son fils et à boire de cette eau jusqu'à ce
que l'outre se vidât et que son petit eût soif. Elle le regardait tandis qu'il se
tordait de douleur (ou s'agitait de douleur). Elle s'éloigna pour ne pas le
voir dans cet état et elle trouva alors Asafà, le plus proche monticule de
cette terre. Elle monta à son sommet et se mit à scruter la vallée dans
l'espoir de voir quelqu'un mais ne vit personne. Elle descendit le monticule.
Lorsqu'elle arriva à la vallée, elle releva un peu de sa tunique et marcha en
s'empressant comme celui qui ployé sous une lourde charge. Une fois arrivée à
l'autre bord de la vallée, elle trouva le monticule «Al Marwa» au sommet duquel
elle monta. Elle scruta l'horizon dans l'espoir de voir quelqu'un, mais ne vit
personne. Elle fit sept fois de suite le même trajet. (Ibn 'Abbàs (das) rapporte que le Prophète (bsdl.) a dit: «C'est pourquoi les pèlerins
font sept fois de suite le parcours entre ces deux monticules». Une fois parvenue
au sommet d'Al Marwa, elle entendit une voix. Elle se dit à elle même: «Tais-toi».
Elle dressa à nouveau l'oreille et entendit encore la même voix. Elle dit vers
l'endroit d'où venait ce bruit: «Maintenant que tu t'es fait entendre,
aurais-tu de quoi nous secourir?» C'est alors qu'elle vit l'Ange à l'endroit
actuel du puits zem-zem. Il se mit à fouiller la terre avec son talon (ou avec
son aile) jusqu'à ce que l'eau apparût. Agar se mit à élever un bassin autour
de l'eau en faisant ainsi avec sa main. Puis elle remplit son outre et l'eau
jaillissait en bouillonnant au fur et à mesure qu'elle en prenait. (Ibn 'Abbàs (das) a dit: «Le Prophète (bssl.) a dit: «Que Dieu fasse
miséricorde à la mère d'Imà'il! Si elle n'en avait pas pris de l'eau avec ses
mains, Zem-Zem serait maintenant une source coulant à la surface de la terre»).
Il dit: «Elle but et allaita son petit. L'Ange lui dit: «Ne craignez pas d'être
abandonnés à vous-mêmes. Il y a à cet endroit une Maison que restaurera cet enfant
avec son père. Dieu n'abandonne jamais les Siens». Il y avait là effectivement
les restes d'un temple (maison) s'élevant sur le sol comme une colline. Les torrents
descendaient vers lui mais passaient à sa droite et à sa gauche. Pendant
qu'elle vivait ainsi, voilà que passa un groupe de la tribu Jourhoum (ou les
membres d'une famille de la tribu Jourhoum) venant d'une route de montagne. Ils
descendirent à l'endroit le plus bas de la Mecque. Ils virent alors un oiseau
volant autour d'un point. Ils dirent: «Cet oiseau ne tourne ainsi qu'autour d'un
point d'eau. Or nous ne nous souvenons pas que dans cette vallée il y a une eau
quelconque». Ils envoyèrent un coureur ou deux s'enquérir de la chose. Les voilà
devant l'eau. Ils retournèrent aux leurs et les en informèrent tandis que la mère
d'Ismâ'il se tenait près de l'eau. Ils lui dirent: «Nous autorises-tu à nous installer
près de toi?» Elle dit: «Oui, mais vous n'avez aucun droit à l'eau». Ils dirent:
«C'est d'accord». Selon Ibn 'Abbâs (DAS), le Prophète (bsdl) a dit: «Cela se passa au moment où la mère d'Ismà'il
avait besoin de compagnie pour l'aider à supporter sa solitude». Ils campèrent
donc et envoyèrent à leur tribu qui vint se joindre à eux. Ainsi il y eut en
cet endroit plusieurs familles. L'enfant devint jeune homme et apprit d'eux à
parler l'arabe. Quand il grandit, ils remarquèrent sa noblesse et il leur plut.
Une fois pubère, ils le marièrent à l'une de leurs filles. Entre-temps mourut
la mère d'Ismâ'il. Abrahàm arriva après le mariage d'Ismâ'il pour prendre des
nouvelles de ceux qu'il avait laissés. Il ne trouva pas Ismà'il et interrogea
sur lui sa femme qui lui dit: «II est parti à la chasse». Il l'interrogea sur leur
vie et sur leurs affaires. Elle dit: «Nous sommes malheureux et vivons dans la
plus grande gêne», ainsi elle ne cessa pas de se plaindre à lui. Il lui dit:
«Quand ton mari rentrera, donne-lui le bonjour et dis-lui de changer le seuil
de sa porte». Quand Ismà'il retourna, on dirait qu'il avait senti quelque
chose. Il dit: «Avez-vous reçu de la visite?» Elle dit: «Oui, il est venu un
vieillard ayant tel et tel aspect. Il nous a interrogés sur toi et je l'ai
informé. Puis il m'a interrogée sur notre vie. Je lui ai dit que nous vivions
dans une gêne pénible». Il lui dit: «Est-ce qu'il t'a laissé pour moi un
message?» Elle dit: «Oui, il m'a demandé de te donner le bonjour et de te dire
de changer le seuil de ta porte». Il lui dit: «Ce vieillard est mon père et il
m'ordonne de te quitter. Rejoins donc ta famille». Ainsi il la répudia et
épousa dans la tribu une autre femme. Abrahàm s'absenta la durée que Dieu avait
voulue puis revint vers eux. Il ne trouva pas Ismà'il. Il entra chez sa femme
pour l'interroger sur lui. Elle lui dit: «II est parti à la chasse». Il lui
dit: «Comment allez-vous?» et il l'interrogea sur leur vie et sur leurs
affaires. Elle lui dit: «Nous allons très bien et nous vivons à l'aise», elle
remercia en même temps Dieu. Il lui dit: «Que mangez-vous?» Elle dit: «La
viande». Il dit: «Que buvez-vous?» Elle dit: «L'eau». Il dit: «Seigneur Dieu!
Bénis-leur la viande et l'eau». Le Prophète (bsdl)
a dit: «Ils n'avaient pas alors de céréales et s'ils en avaient eu il
les leur aurait bénies». Il dit: «Tout autre que les habitants de la Mecque ne peut vivre uniquement de
l'eau et de la viande sans devenir malade». Dans une autre version: «Abrahàm
vint et demanda: «Où est Ismà'il?» Sa femme lui dit: «II est allé à la chasse.
Ne veux-tu pas descendre chez nous et accepter notre hospitalité ?» Il dit:
«Que mangez-vous et que buvez-vous?» Elle dit: «Nous mangeons de la viande et
nous buvons de l'eau». Il dit: «Seigneur Dieu! Bénis-leur leur manger et leur
boire». Le narrateur ajoute: «Abou Al Qàsem (bsdl)
a dit: «Telle est la bénédiction apportée par cette invocation
d'Abrahâm».) «Abrahâm lui dit: «Quand ton mari sera de retour, donne-lui le
bonjour et dis-lui de consolider le seuil de sa porte». Quand rentra Ismà'il il
dit: «Est-ce que quelqu'un est venu à vous?» Elle dit: «Oui, il nous est venu
un vieillard de belle apparence», (et elle se mit à dire du bien de lui). Il
m'a interrogée sur toi et je l'ai informé. Il m'a demandé comment était notre
vie. Je lui ai dit que nous allions bien». Ismà'il lui dit: «T'a-il chargée de
me dire quelque chose?» Elle dit: «Oui, il te donne le bonjour et t'ordonne de
consolider le seuil de ta porte». Il lui dit: «C'était mon père et c'est toi le
seuil. Il m'ordonne ainsi de te garder». Puis Abrahàm s'absenta la durée que
Dieu avait voulue. Il revint ensuite alors qu'Ismâ'il se taillait une flèche à
l'ombre d'un grand arbre voisin de Zem-Zem. Quand il vit son père, il se leva
vers lui et ils firent ce que fait le père avec son fils et le fils avec son père
(ils se sont longuement embrassés). Abrahàm dit: «O Ismà'il! Dieu m'a ordonné
de faire quelque chose». kmà"!! lui dit: «Fais ce que ton Seigneur t'a
ordonné». Il dit: «Est-ce que tu m'y aiderais?» Il dit: «Je t'y aiderai». Il
dit: «Dieu m'a ordonné de construire une maison (temple) là-bas et il désigna
une colline proéminente. Il redressa alors les colonnes de la maison (qui était
enterrée sous la colline). Ismâ'il lui apportait les pierres et Abrahàm
construisait. Quand la construction atteignit une certaine hauteur, il lui
donna cette pierre (la pierre noire sacrée) qu'il plaça dans le mur et il
continua à bâtir au-dessus d'elle, tandis que Ismà'il lui apportait les
pierres. Ils disaient ensemble: «Dieu! agrée notre œuvre. Tu es L'Audiant et Le Sachant par excellence».
Dans une autre
version: «Abrahàm sortit avec Ismà'il et la mère d'Ismâ'il. Ils avaient avec
eux une outre pleine d'eau. La mère d'Ismà'il buvait de l'eau de l'outre et son
lait coulait ainsi pour son enfant. Une fois arrivés à la Mecque, il la déposa
sous un grand arbre, puis Abrahàm retourna aux siens. La mère d'Ismà'il le suivit.
Arrivés à un rocher, elle l'appela de derrière lui: «O Abrahàm! A qui nous laisses-tu?».
Il dit: «A Dieu». Elle dit: «J'accepte Dieu». Puis elle retourna à sa place et
se mit à boire de l'outre tandis que son lait coulait pour son enfant. Quand l'eau
s'épuisa, elle dit: «Si j'allais voir là-bas, peut-être y trouverai-je
quelqu'un». Le narrateur dit: «Elle alla grimper sur le monticule «Asafà»,
regarda tout autour et ne vit personne. Une fois redescendue à la vallée, elle
pressa le pas et alla grimper sur le monticule «Al Marwa». Elle fit plusieurs
fois le même parcours. Puis elle dit: «Si j'allais voir ce qu'est devenu l'enfant?»
Elle partit donc et regarda l'enfant qui avait déjà le hoquet de la mort. Elle
ne put tenir en place et dit: «Si j'allais voir de nouveau s'il n'y a pas
quelqu'un?» Elle alla grimper sur Asafà. Elle regarda de tous les côtés et ne
vit personne. Elle termina ainsi sept va-et-vient entre les deux monticules.
Puis elle dit: «Si j'allais voir ce qu'est devenu l'enfant?» A ce moment elle
entendit une voix. Elle dit: «Viens à notre secours si tu as avec toi quelque
bien» et voilà que c'était Gabriel (bsdl).
Il donna quelques coups de son talon sur le sol et tout à coup l'eau jaillit,
au grand étonnement de la mère d'Ismà'il. Elle se mit à ramasser l'eau pleines
mains...». Puis il cita le reste du Hadiths. (Rapporté par Al Boukhâri)