193 - L'obligation de faire assidûment
les prières prescrites et l'interdiction formelle de cesser de les faire au risque
de s'exposer aux pires châtiments
Dieu
le Très-Haut a dit: «Observez avec assiduité les prières et la prière médiane» (Chapitre
2 -verset 238).
1074. Ibn Mas'ùd (das) a dit: «J'ai demandé au Messager de Dieu (bsdl): «Quelle
est l'œuvre la plus méritoire?» Il dit: «La prière à ses heures». Je dis: «Et quoi
encore?» Il dit: «La piété filiale». Je dis: «Et quoi encore?» Il dit: «Le
combat au service de Dieu». (ura)
1075. Ibn 'Omar (das)
a dit: «Le Messager de Dieu (bsdl)
a dit: «L'Islam a été fondé sur cinq piliers:
1. L'attestation qu'il
n'est de dieu que Dieu et que Mohammad est le Messager de Dieu.
2. La pratique
scrupuleuse de la prière.
3. L'acquittement de
l'aumône légale.
4. Le pèlerinage à la
Mecque.
5. Le jeûne du mois de
Ramadan. (ura)
1076. Toujours selon lui, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «J'ai reçu l'ordre de combattre
les gens jusqu'à ce qu'ils attestent qu'il n'est de dieu que Dieu et que Mohammad
est le Messager de Dieu, qu'ils pratiquent correctement la prière et qu'ils s'acquittent
de l'aumône légale. Une fois qu'ils ont fait tout cela, ils ont protégé de moi
leurs vies et leurs biens sauf ce que l'Islam me permet d'en prendre. C'est
ensuite à Dieu de leur demander compte (de la sincérité de leur conversion)». (ura)
1077. Mou'âdh (das) rapporte:
«Le Messager de Dieu (bsdl) m'a
envoyé (comme gouverneur) au Yémen. Il me dit: «Tu vas trouver un peuple
appartenant aux gens du Livre (Juifs et Chrétiens). Invite-les à attester qu'il
n'est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu. S'ils répondent à
ton invitation, fais-leur savoir que Dieu exalté leur a prescrit cinq prières
de jour et de nuit. S'ils acceptent cette obligation fais-leur savoir que Dieu
exalté leur a imposé une aumône qu'on prélève chez leurs riches pour la
redistribuer à leurs pauvres. Une fois qu'ils t'auront obéi dans tout cela,
garde-toi bien de toucher aux biens qui leurs sont chers et méfie-toi de la
malédiction de l'opprimé car aucun écran ne s'interpose entre elle et Dieu». (ura)
1078. Jâber (das) rapporte:
«J'ai entendu le Messager de Dieu (bsdl) dire:
«Entre l'homme, d'une part, et l'idolâtrie et la négation, de l'autre, est la
renonciation à la pratique de la prière». (Rapporté par Moslem)
Commentaire
Cette affirmation péremptoire devrait faire trembler
plus d'un soi-disant Musulman. Les Musulmans aujourd'hui se flattent d'être
près d'un milliard mais c'est en réalité une masse amorphe et inconsistante qui
est soumise à toutes les hégémonies et à toute exploitation.
La raison majeure en est que ceux qui pratiquent la
prière d'une façon sincère et assidue ne sont qu'une très faible minorité
souvent mal tolérée du reste de la population qui en fait souvent un sujet de moquerie
et de distraction.
Mais pour se prétendre Musulman il ne suffit pas de
s'appeler Mohammad ou 'Ali il faut avant tout se conformer loyalement et
entièrement aux cinq obligations de base de l'Islam dont la plus importante est
de loin la prière. On peut avoir une excuse valable pour ne pas jeûner, on peut
ne pas avoir les moyens de faire l'aumône ou d'entreprendre le pèlerinage à la Mecque, mais ni la maladie,
ni la participation au combat, ni rien d'autre ne peuvent dispenser de la prière qu'on doit pratiquer même sur
son lit de mort.
1079. Selon Bourayda (das),
le Prophète (bsdl) a dit:
«Le seul pacte qu'il y a entre nous et eux (les Mécréants) est la pratique de
la prière. Celui qui l'abandonne est bel et bien tombé dans la mécréance».
(Rapporté par Attirmidhi)
1080. Shaqiq Ibn 'Abdullah, de la génération successive à
celle du Prophète (bsdl) et dont
tout le monde reconnaît la haute moralité (que Dieu exalté lui donne Sa
miséricorde) a dit: «Les Compagnons de Mohammad (bsdl)
ne taxaient de mécréance parmi la négligence de l'accomplissement des
obligations religieuses que celle de la prière». (Rapporté par Attirmidhi)
1081. Selon Abou Hourayra (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «Le jour de la résurrection, ce dont on doit rendre compte en premier lieu
est la prière. Si elle s'avère valable, il a mérité le gain et le succès; sinon
c'est la déception et la perte. S'il en a négligé quelque chose, le Seigneur
glorifié et honoré dit: «Voyez si Mon esclave a à son compte quelques prières
surérogatoires de quoi réparer ses manquements. Il en sera de même de toutes
les autres obligations». (Rapporté par Attirmidhi)