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– Celui qui institue une bonne ou une mauvaise coutume
Dieu le Très-Haut a dit :
25.74 : « Ceux qui disent :
« Seigneur ! Donne-nous de nos épouses et de nos enfants la joie et
la paix de notre âme et fais de nous un exemple de vertu (ou un guide) pour les
gens pieux ».
21.73 : « Nous en fîmes des
guides montrant le droit chemin sur Notre ordre ».
Pour ce qui est des hadiths :
171. Jarir Ibn ‘Abdullah (RA) a dit :
« Nous étions au beau milieu de la journée chez le Messager de Dieu (saws)
quand vinrent à lui des gens n’ayant pour vêtements qu’une couverture de laine
ayant un trou par où passait leur tête. Ils portaient des sabres en bandoulière
et la plupart d’entre eux, ou plutôt tous, étaient de la tribu de Moudar (l’une
des plus nobles tribus arabes et à laquelle appartenait le Prophète). Le
mécontentement parut alors sur le visage du Messager de Dieu (saws) du fait de
leur pauvreté extrême. Il entra chez lui puis en ressortit et dit à Bilal de
faire les deux appels à la prière. Il pria avec les gens puis leur adressa ce
sermon : « O gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés à
partir d’un seul et même souffle vital. Il lui en crée sa propre épouse et Il
dissémina à partir d’eux des hommes en grand nombre et des femmes ainsi que les
matrices (les liens de parenté) car Dieu vous observe en permanence »
(S4.V1). Puis il récita cet autre verset qui se trouve à la fin de la Sourate
59 (le grand rassemblement) : « O vous qui avez cru ! Craignez
pieusement Dieu et que chaque être voie bien ce qu’il a avancé pour
demain » (S59.V18). Que l’un de vous fasse aumône de son dinar, de son dirhrem,
de ses vêtements, de sa poignée de blé, de sa poignée de dattes jusqu’à ce
qu’il dit : « Même d’un morceau de datte ». Quelqu’un des
Ansârs (les premiers habitants de Médine) apporté une bourse qui faillit
remplir la main du Prophète (saws) ou qui la remplit de fait. Puis les gens
défilèrent avec leurs aumônes si bien que je vis deux tas d’aliments et de
vêtements. Je vis alors le visage du Messager de Dieu (saws) resplendir de joie
et il dit : « Celui qui institue en Islam une bonne coutume, a sa
récompense et celle de tous ceux qui agissent selon elle auprès de lui, sans que cela
diminue rien de leur propre salaire. De même que celui qui institue en Islam
une mauvaise coutume en supporte le péché ainsi que celui de tous ceux qui
agissent après lui selon cette coutume sans rien diminuer de leur propre
péché ». (Rapporté par Moslem)
172. Selon Ibn Mas’ud (RA), le Prophète (saws)
a dit : « Chaque fois que quelqu’un est tué injustement, le premier
fils d’Adam (Caïn) supporte une partie de son sang parce qu’il a été le premier
criminel ». (URA)