182 - Où il est bon d'embellir sa voix
en lisant le Coran, de demander à celui qui a une belle voix de lire le Coran
et de l'écouter
1004. Abou Hourayra (das) a
dit: «J'ai entendu le Messager de Dieu (bsdl)
dire: «Dieu n'a jamais écouté de bon gré quelqu'un comme II a écouté un
Prophète à la belle voix chantant le Coran et le faisant entendre». (ura)
1005. Selon Abou Musa Al Ash'ari (das), le Messager de Dieu (bsdl)
lui a dit: «Dieu t'a certainement doué d'une voix pareille à
celle de David». (ura)
Dans une autre version
le Messager de Dieu (bsdl) lui
dit:. «Si tu avais vif hier comment j'écoutais ta lecture du Coran!».
1006. Al Barà’ Ibn 'Âzeb (das)
a dit: «J'ai entendu le Prophète (bsdl)
récitant, au cours de la prière du soir le chapitre «Les figuiers et les
oliviers». Je n'ai jamais entendu quelqu'un ayant une plus belle voix que la
sienne». (ura)
1007. Selon Abou Loubàba (das),
le Prophète (bsdl) a dit:
«Celui qui ne chante pas en récitant le Coran n'est pas des nôtres». (Rapporté
par Abou Dawùd)
Commentaire
Quand on lit le Coran à voix haute, on est entraîné
par la beauté du texte et le rythme savant des versets, si bien qu'on se met
inconsciemment à chanter chacun selon la qualité de sa voix et la finesse de
son oreille.
Cependant il faut que la chose se fasse d'elle-même,
c'est-à-dire qu'on doit éviter tout artifice et toute sentimentalité d'emprunt.
Il ne faut jamais oublier le respect et le sérieux qu'on doit au Coran. Quand
le lecteur est vraiment pieux et convaincu de ce qu'il lit et quand il a de
plus une belle voix et une bonne oreille musicale (ce qui est particulièrement
l'apanage des Egyptiens), la lecture du Coran devient un vrai délice dont on ne
se lasse jamais. Nous avons entendu dire que des gens embrassèrent l'Islam rien
qu'en écoutant cette lecture et bien que ne sachant pas l'arabe. Donc ceux qui
veulent qu'on lise le Coran sans aucune intonation et sans aucune forme
artistique sont certainement dans l'erreur et leur rigorisme est sûrement là
mal venu. La lecture du Coran en effet est loin d'être interdite à ceux qui y
mettent tous leurs sentiments.
1008. Ibn Mas'ûd (das)
rapporte que le Prophète (bsdl) lui
a dit: «Lis pour moi le Coran!». Ibn Mas'ûd lui dit: «O Messager de Dieu!
Est-ce que je lis pour /toi le Coran quand c'est sur toi qu'il est descendu?»
Il dit: «J'aime l'entendre de la bouche d'un autre». Ibn Mas'ûd dit: «Je lui
lus le chapitre «Les femmes». Quand j'arrivai à ce verset: «Qu'en serait-il
lorsque Nous ferons venir un témoin de chaque nation et que Nous te ferons
venir comme témoin contre ceux-là (les Arabes)?». Il dit: «Arrête-toi là». Ibn
Mas'ûd dit: «Je me suis retourné vers lui et je vis ses yeux déborder de
larmes». (ura)