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- Le devoir de faire des aumônes pour le mort et d'invoquer Dieu pour lui
Dieu le Très-Haut a
dit:
1. Chapitre 59 - verset 10: «Ceux qui sont venus après eux disent:
«Seigneur! Donne-nous l'absolution ainsi qu'à nos frères qui nous ont devancés
dans la foi...».
948
Selon 'Aisha (das), un homme dit
au Prophète (bsdl): «Ma mère a
rendu l'âme et je suis sûr que si elle avait pu parler, elle aurait fait
quelque aumône. A-t-elle quelque salaire si je fais une aumône pour elle?». Il
lui dit: «Oui». (ura)
949. Selon Abou Hourayra (das),
le Messager de Dieu (bsdl) a
dit: «Quand l'homme (ou la femme) meurt, son œuvre s'arrête sauf dans trois
choses:
1. Un bien qu'il a
légué en aumônes continues.
2. Une œuvre
scientifique dont les gens tirent profit.
3. Un enfant vertueux
qui prie pour lui ou qui, par ses bonnes actions, pousse les gens à lui bénir
ses parents». (Rapporté par Moslem)
Commentaire
Contrairement
à ce que certains
pensent, l'homme, une fois mort, ne
peut rien ajouter ni diminuer à son œuvre sur terre. Ce monde, en effet,
est le terrain de l'action et on a tout intérêt à y agir le plus possible dans
le bien et le moins possible dans le mal car au Paradis, comme en Enfer, il y a
des degrés divers qu'on mérite par ses actions. L'autre monde est le vrai lieu
de la récompense car celle de ce monde ne compte rien devant celle de l'autre. Cependant
l'œuvre du mort peut continuer après lui dans les trois cas cités plus haut.
C'est donc un encouragement à faire des œuvres de bienfaisance qui restent
actives après la mort de leur auteur (hôpitaux, écoles, mosquées, foyers pour
vieillards etc...), ou à écrire une œuvre scientifique utile aussi bien pour ce
monde que pour l'autre. Ou enfin à laisser un enfant vertueux qui prie pour
l'âme de ses parents ou qui fait de bonnes actions attirant sur eux la
bénédiction de ceux qui en profitent.