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– La persévérance dans le combat
Dieu le très-Haut a dit :
29.69 : « Ceux qui auront
combattur pour Notre cause, Nous leur indiqueron nos voies et Dieu est sûrement
avec les bienfaiteurs ».
15.99 : « Et adore servilement
ton Seigneur et consacre-toi exclusivement à Son adoration ».
99.7 : « Celui qui fait dans le
bien le poids d’un grain de poussière le verra ».
73.20 : « Tout ce que vous
avancez pour vous-mêmes comme bien, vous le trouverez auprès de Dieu bien
meilleur et vous rapportant un salaire bien plus considérable encore ».
2.273 : « Tout ce que vous
dépensez comme bien, Dieu le sait parfaitement ».
Les versets se rapportant à ce chapitre
sont très nombreux et notoires.
Quant aux hadiths :
95. Abou Hourayra (RA) rapporte que le
Messager de Dieu (saws) a dit : « Dieu le Très-Haut a dit :
« Celui qui se fait ennemi de l’un de Mes bien-aimés, je lui ai
effectivement déclaré la guerre. Mon esclave ne s’est jamais rapproché de Moi par
une œuvre plus aimable à Moi que par les obligations que Je lui ai imposées.
Mon esclave ne cesse de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires
jusqu’à ce que Je l’aime. Une fois que Je l’ai aimé, Je deviens son ouïe avec
laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il
combat et son pied avec lequel il
96. Selon Anas (RA), le Prophète (saws) a dit
parmi ce qu’il a raconté au sujet de son Seigneur Puissant et Glorieux :
« Quand l’esclave se rapproche de Moi d’une palme, Je Me rapproche de lui
d’une coudée. Quand il se rapproche de Moi d’une coudée, Je Me rapproche de lui
d’une envergure. Quand il vient à Moi en marchant, Je viens à lui en
trottant ». (Rapporté par Al Boukhâri)
97. Ibn ‘Abbas (RA) a dit : « Le Messager de Dieu (saws) a
dit : « Il est deux bienfaits que beaucoup de gens n’apprécient pas à
leur juste valeur : La santé et le loisir » (Rapporté par Al
Boukhari)
98. Selon ‘Aïcha (RA), le Prophète (saws)
priait durant la nuit jusqu’à fendiller la peau de ses pieds. Je lui dis
(rapporte t-elle) : « Pourquoi fais-tu tout cela quand Dieu t’a
effectivement pardonné tes fautes passées et futures ? » Il
dit : « Est-ce qu’il ne m’appartient pas de vouloir me comporter en
être reconnaissant ? » (URA)
99. ‘Aïcha (RA) a dit : « Le
Messager de Dieu (saws), dès que venaient
les dix dernières nuits du mois de Ramadhan, les passaient à prier. Il
faisait ainsi veiller sa famille, se mettait sérieusement à l’œuvre se serrait
fortement son pagne (c'est-à-dire s’abstenait d’avoir des rapportes avec des
femmes) et s’armait d’énergie pour s’adonner à son adoration de Dieu ».
100. Selon Abou Hourayra (RA), le Messager de
Dieu (saws) a dit : « Le croyant
101. Toujours selon Abou Hourayra (RA), le
Messager de Dieu (saws) a dit : « L’Enfer a été voilé par les choses
désirables et le Paradis a été voilé par les désagréments »
Dans une autre version : « a été
entouré ».
102. Houdheyfa Ibn Tamân (RA) a dit :
« J’ai prié un soir avec le Prophète (saws). Il commença dans la première unité de prière
(raka’a) à réciter le chapitre « la vache » (le plus long du Coran).
Je me suis alors dit : « Il va sûrement s’arrêter au verset
cent ». Mais il poursuivit sa lecture. Je me suis dis : « Il va
finir le chapitre dans cette unité de prière ». Mais il entama le chapitre
« les femmes » jusqu’à sa fin et entama celui de « la famille
d’Imrân » qu’il récita entièrement. Il lisait pourtant en bien articulant
toutes les lettres. Chaque fois qu’il passait par une invocation
103. Ibn Mas’ud (RA) a dit : « J’ai
prié une nuit avec le Prophète (saws). Il prolongea la station debout au point
que j’ai failli commettre une mauvaise action ». On lui demanda :
« Et quelle mauvaise action as-tu failli commettre ? » Il
dit : « J’ai failli m’asseoir et le laisser dans sa station
debout ». (URA)
104. Selon Anas (RA), le Messager de Dieu
(saws) a dit : « Trois choses accompagnent le mort dans son cortège
funèbre : ses parents, ses biens et son œuvre. Deux d’entre elles
retournent à la ville et une seule reste avec lui : son œuvre ».
(URA)
105. Ibn Mas’ud (RA) a dit : « Le
Prophète (saws) a dit : « Le Paradis est plus près de l’un de vous
que le lacet de sa chaussure et il en est de même de l’Enfer » (Rapporté
par Al Boukhari)
106. Rabi’a Al Aslami (RA) le serviteur du
Messager de Dieu (saws) et l’un des gens de la Soffa (un endroit de la mosquée
du Prophète servant d’asile aux pauvres) a dit : « Je couchais sous
le même toit que le Messager de Dieu (saws) et je lui apportais l’eau de ses
ablutions ainsi que ses autres objets nécessaires. Il me dit une fois :
« Demande-moi quelque chose ». Je dis : « Je te demande de
m’agréer en ta compagnie dans le Paradis ». Il dit : « As-tu une
autre demande ? » Je dis : « Non, rien que cela ». Il
dit : « Aide-moi contre toi-même (contre tes passions) par
l’abondance des prosternations ». (Rapporté par Moslem)
107. Thawbân, l’affranchi du Messager de Dieu
(saws) a dit : « J’ai entendu dire le Messager de Dieu (saws) :
« Astreints-toi aux prosternations répétées car tu ne te prosterneras jamais une fois à Dieu
sans qu’Il ne t’élève pour cela d’un degré et ne fasse tomber l’un de tes
péchés ». (Rapporté par Moslem)
108. ‘Abdullâh Al Aslami (RA) a dit :
« Le Messager de Dieu (saws) a dit : « Le meilleur des hommes
est celui qui aura vécu le plus longtemps dans les œuvres de biens ».
(Rapporté par Tirmidhi)
109. Anas (RA) a dit : « Mon oncle
Anas Ibn Annadr s’absenta de la bataille
de Badr. Il dit : « O Messager de Dieu ! Je me suis
absenté de ta première bataille contre les idolâtres. Si Dieu me permet de participer
àa la guerre contre les idolâtres, Dieu verra (ou fera voir) certainement ce
que je ferai ». Quand vint le jour de la bataille de Ouhoud, les musulmans
battirent en retraite et Anas disait : « Seigneur Dieu ! Je
m’excuse auprès de Toi pour ce qu’ont faits ceux-ci (ses compagnons) et je me déclare innocent de
ce qu’ont fait ceux-là (les idolâtres) ». Il s’avança ensuite et Sa’d Ibn
Mou’adh vint à sa rencontre. Il lui dit : « O Sa’d Ibn Mou’adh !
Le Paradis, par Le Seigneur de la Ka’ba, se sens son odeur sur le chemin de
Ouhoud ! » Sa’d dit : « Je n’ai pu faire ce qu’il a fait, ô
Messager de Dieu ! » Anas dit : « Nous avons compté sur son
corps plus de quatre vingt coups de sabre ou blessures de lance ou traces de
flèche. Nous l’avions trouvé alors qu’on l’avait tué et que les idolâtres
avaient profané son cadavre. Nul le l’a reconnu si ce n’est sa sœur qui l’a
reconnu aux extrémités de ses doigts. Anas dit : « Nous
pensions que ce verset était descendu à son sujet et au sujet de ses
semblables : parmi les Croyants, il est des hommes qui ont pleinement tenu
leurs promesses vis-à-vis de Dieu ». (URA)
110. ‘Oqba Al Ansârî (RA) a dit :
« Lorsqu’a été révélé le verset de « L’aumône » (S9.V79), nous faisions le portefaix
(pour pouvoir faire l’aumône). Un homme vint alors et fit aumône de cinq litre
de blé (ou d’orge). Certains dirent : « Dieu se passe bien de ses
cinq litres » et c’est ainsi que fut révélé le verset de l’aumône :
« Ceux qui critiquent sournoisement, au sujet de leurs aumônes, ceux des
croyants qui font les aumônes volontaires (en les accusant d’ostentation) et
critiquent de même ceux qui ne donnent que selon leurs faibles moyens… »
111. Selon Sa’d Ibn ‘Abdel ‘Aziz, selon Rabî’a
Ibn Yazid, selon Abou Idris Al Khawâlânî, selon Abou Dharr (RA), le Prophète
(saws) a dit parmi se qu’il a rapporté des paroles de Dieu béni et
glorifié : « O Mes esclaves ! Je Me suis interdit à Moi-même
l’injustice et Je l’ai interdite entre vous. Aussi ne soyez pas injustes les
uns envers les autres. O Mes esclaves ! Vous êtes tous égarés sauf celui
d’entre vous que J’ai guidé sur le droit chemin. Aussi demandez-Moi de vous
mettre sur le droit chemin et Je vous y guiderai. O Mes esclaves ! Vous
avez tous faim sauf celui à qui J’ai donné à manger. Aussi demandez-Moi votre
subsistance et je vous la donnerai. O Mes esclaves ! Vous êtes tous nus
sauf celui que J’ai vêtu. Aussi demandez-Moi de vous vêtir et Je vous vêtirai.
O Mes esclaves ! Vous péchez de nuit et de jour et Moi J’absous tous les
péchés. Aussi demandez-Moi votre absolution et Je vous absoudrai. O Mes
esclaves ! Jamais vous ne pourrez Me faire du mal et jamais vous ne
pourrez Me faire du bien. O Mes esclaves ! Si vos premiers et vos
derniers, vos humains et vos génies avaient tous le cœur le plus pieux d’un seul homme d’entre
vous, cela n’ajouterait en rien à Mon Royaume. O Mes esclaves ! Si vos
premiers et vos derniers, vos humains et vos génies avaient tous le cœur le plus impie d’un seul homme d’entre
vous, cela ne diminuerait rien de Mon Royaume. Mes esclaves ! Si vos
premiers et vos derniers, vos humains et vos génies se rassemblaient tous
debout sur un seul plateau pour Me faire des demandes que j’exaucerais toutes,
cela ne diminuerait rien de ce que Je détiens sauf comme ce qu’une grosse aiguille diminue de la
mer quand elle y est plongée. O Mes esclaves ! Ce ne sont en vérité que
vos œuvres que Je compte pour vous, pour vous en donner ensuite la juste
récompense. Celui qui trouvera une bonne récompense qu’il rende grâce à
Dieu ; et celui qui trouvera autre chose, qu’il ne fasse de reproches qu’à
lui-même ». Sa’id a dit : « Quand Abou Idris rapportait ce
hadith, il se mettait à genoux pour le faire ». (Rapporté par Moslem)
L’imam Ahmad Ibn Hambal a dit :
« Ce Hadith était le plus noble aux yeux des syriens ».